Des larmes de compassion

« D’après le discours du Chef Seattle devant le gouvernement américain »

Vous êtes sensible à la défense et la réhabilitation des peuples autochtones ?
Vous souhaitez participer à la diffusion d'un message pour les générations à venir ?
Vous pensez qu'il est important de transmettre les savoirs et sagesses ancestrales ?
Vous avez envie de découvrir l'origine supposée ou réelle des amérindiens ?

Nous vous proposons de vivre l’émanation de l’âme des peuples indiens d’Amérique à travers une ode inspirante qui illustre leur rapport fusionnel avec la nature, mais aussi la hargne et la violence de l’homme blanc avide de puissance. Un discours prophétique et d’actualité fondé sur le respect de la nature et la compréhension de « l’Esprit qui est en toute chose ».

Un voyage vers le début de la survivance

Des larmes de compassion met en musique le texte le plus connu et diffusé du Chef Seattle (1), qui est une réponse au gouverneur Isaac Stevens, et au président des Etats-Unis Franklin Pierce, tentant de racheter les terres des indiens en 1854.

Ce discours a été tenu devant l’Assemblée des tribus du Nord-Ouest des Etats-Unis à Port Elliott, aujourd’hui Seattle. Il fait suite à la demande d’achat par les USA d’une large zone de territoire indien assorti de la promesse de créer une réserve. Remanié en 1971 par Ted Perry, un scénariste TV, il garde néanmoins une force saisissante, puissante et très largement évocatrice dans la période que nous vivons actuellement (2).

Malgré ses incohérences et ses anachronismes (3), les témoins de l’époque sont tous d’accord pour dire que le discours dura environ une demi-heure, et que durant tout le discours, Chef Seattle, un indien de grande taille, posa une main sur la tête du gouverneur Stevens, un homme de petite taille.

1) Chef Indien des tribus Duwamish et Suquamish (1786 ? – 1866), Seattle – ou Sealth – est le porte-parole des négociations et le signataire, avec d’autres chefs indiens, du traité de paix cédant 2.5 millions d’acres de terre (soit plus d’un million d’hectares) au gouvernement des Etats Unis et délimitait le territoire d’une réserve pour les Suquamish.

2) Il existe au moins trois versions du texte. Grâce aux notes prises par le docteur Smith, négociateur du gouvernement, une première version fût publiée dans le Seattle Sunday Star en octobre 1887. Celle qui fait aujourd’hui figure de référence, et utilisée pour « Les larmes de compassion » date de 1971.

3) Certaines affirmations de la version populaire confirment qu’il s’agit d’un faux : la traversée par le « fil qui parle » des montagnes de Seattle, n’avait pas encore eu lieu, les bisons étaient inconnus dans cette région, et le chemin de fer n’existera pas avant 1870. Ces « erreurs » n’enlèvent rien à la stature historique du Chef Seattle, ni aux idées véhiculées à travers le texte.

Des larmes de compassion est une pièce écrite par le compositeur Patrice Michaud pour une précédente saison du Chœur des Chants du Monde sur les Amérindiens, les habitants du continent américain avant la colonisation européenne des Amériques.

C’est un hommage aux Native American (Amérindien) de l’Ouest empreint de poésie et particulièrement d’actualité, construit autour du discours prophétique du grand guerrier Lakota Seattle.

La pièce est écrite pour 1 récitant (rôle de Seattle), un chœur à 4 voix, une fujara (flûte harmonique grave), un orchestre à cordes et des percussions ethniques.

Messages des indiens d'amérique au monde occidental

Mes jeunes gens ne travailleront jamais.

Les hommes qui travaillent ne peuvent rêver.

Et la sagesse nous vient des rêves.

Le Grand Esprit nous a donné une vaste terre pour y vivre, et des bisons, des daims, des antilopes et autres gibier. Mais vous êtes venus et vous m’avez volé ma terre. Vous tuez mon gibier. Il devient dur alors pour nous de vivre. Maintenant vous nous dites que pour vivre, il faut travailler. Or le Grand Esprit ne nous a pas fait pour travailler, mais pour vivre de la chasse.

Vous autres, hommes blancs, vous pouvez travailler si vous le voulez. Nous ne vous gênons nullement. Mais à nouveau vous nous dites «Pourquoi ne devenez-vous pas civilisés?». Nous ne voulons pas de votre civilisation! Nous voulons vivre comme le faisaient nos pères et leurs pères avant eux.

Vous êtes déjà si misérables que vous ne pouvez le devenir plus. Quels genre d’homme doivent être les Européens? Quelle espèce de créature choisissent-ils d’être, forcés de faire le bien et n’ayant pour éviter le mal d’autre inspiration que la peur de la punition? (…) L’homme n’est pas seulement celui qui marche debout sur ses jambes, qui sait la lecture et l’écriture et montrer mille exemples de son industrie…

En vérité mon cher frère, je te plains du plus profond de mon âme. Suis mon conseil et devient Huron. Je vois clairement la profonde différence entre ma condition et la tienne. Je suis le maître de ma condition. Je suis le maître de mon corps, j’ai l’entière disposition de moi-même, je fais ce qui me plaît, je suis le premier et le dernier de ma nation, je ne crains absolument aucun homme, je dépends seulement du Grand Esprit. Il n’en est pas de même pour toi. Ton corps aussi bien que ton âme sont condamnés à dépendre de ton grand capitaine, ton vice-roi dispose de toi. Tu n’as pas la liberté de faire ce que tu as dans l’esprit. Tu as peur des voleurs, des assassins, des faux-témoins, etc. Et tu dépends d’une infinité de personne dont la place est située au-dessus de la tienne. N’est-ce pas vrai ?

Les hommes blancs annonçaient bien haut que leurs lois étaient faites pour tout le monde, mais il devint tout de suite clair que, tout en espérant nous les faire adopter, ils ne se gênaient pas pour les briser eux-mêmes.

Leurs sages nous conseillaient d’adopter leur religion mais nous découvrîmes vite qu’il en existait un grand nombre. Nous ne pouvions les comprendre, et deux hommes blancs étaient rarement d’accord sur celle qu’il fallait prendre. Cela nous gêna beaucoup jusqu’au jour où nous comprîmes que l’homme blanc ne prenait pas plus sa religion au sérieux que ses lois. Ils les gardait à portée de la main, comme des instruments, pour les employer à sa guise dans ses rapports avec les étrangers.

Chaque année, notre envahisseur blanc devient plus avide, exigeant, oppressif et autoritaire… La misère et l’oppression, tel est le lot qui nous échoit… Ne sommes-nous pas dépouillés jour après jour du peu de liberté qui nous reste ?

A moins que les tribus ne se liguent unanimement pour modérer les ambitions et l’avidité des Blancs, ils nous auront bientôt tous conquis et désunis, nous serons chassés de notre pays natal et éparpillés comme les feuilles d’automne par le vent.

Les vastes plaines ouvertes, les belles collines et les eaux qui serpentent en méandres compliqués n’étaient pas «sauvages» à nos yeux. Seul l’homme blanc trouvait la nature sauvage, et pour lui seul la terre était «infestée» d’animaux «sauvages» et de peuplades «sauvages». A nous, la terre paraissait douce, et nous vivions comblés des bienfaits du Grand Mystère. Elle ne nous devint hostile qu’à l’arrivée de l’homme barbu de l’Est qui nous accable d’injustices insensées et brutales.

Je peux me rappeler l’époque où les bisons étaient si nombreux qu’on ne pouvait les compter, mais les Wasichus (hommes blancs) les ont tués tant et tant qu’il ne reste que des carcasses là où ils venaient paître auparavant.

Les Wasichus ne les tuaient pas pour manger; ils les tuaient pour le métal qui les rend fous et ils ne gardaient que la peau pour la vendre. Parfois ils ne les dépeçaient même pas. Ils ne prenaient que les langues et j’ai entendu parler de bateaux-de-feu descendant le Missouri chargés de langues de bison séchées. Parfois ils ne prenaient même pas les langues; ils les tuaient simplement pour le plaisir de tuer.

Ceux qui ont fait cela étaient des fous. Quand nous chassions le bison, nous ne le faisions que selon nos besoins.

Notre terre vaut mieux que de l’argent. Elle sera toujours là. Elle ne périra pas, même dans les flammes d’un feu. Aussi longtemps que le soleil brillera et que l’eau coulera, cette terre sera ici pour donner vie aux hommes et aux animaux. Nous ne pouvons vendre la vie des hommes et des animaux. C’est pourquoi nous ne pouvons vendre cette terre. Elle fut placée ici par le Grand Esprit et nous ne pouvons la vendre parce qu’elle ne nous appartient pas.

Selon Wikipedia, « Les Amérindiens aux États-Unis (en anglais : American Indians) sont les premiers occupants du continent américain vivant sur le territoire des États-Unis d’Amérique et reconnus par le bureau du recensement des États-Unis comme l’un des peuples autochtones des États-Unis (en anglais : Native Americans ou Indigenous Americans), qui comprend aussi les Inuits de l’Alaska et les Océano-Américains de Hawaï, des îles Mariannes et des Samoa. »

En réalité, lorsque les premiers explorateurs français et anglais arrivent sur ce continent, ils croient découvrir un nouveau territoire. Ils ne savent pas que le « Nouveau Monde » est en en fait très vieux, et que le peuple qui y vit est là depuis des temps immémoriaux.

Vers 18’000 ans avant JC, des groupes de chasseurs nomades provenant de l’Asie pénètrent dans le territoire en passant de la Sibérie à l’Alaska, par le détroit de Béring. À ce moment, le niveau de la mer était très bas, asséchant le détroit qui constitue une plaine d’environ 1’000 kilomètres de largeur, sur laquelle se forment des glaciers, permettant ainsi le passage entre les deux continents. Vers 8’000 ans av. J.-C., ces glaciers reculent, et la voie d’accès est recouverte d’eau. Les Amérindiens se voient ainsi coupés de leur continent d’origine.

Les différentes migrations des peuples autochtones dispersent celles-ci sur le territoire nord-américain. Les populations développent une culture distincte qui est adaptée à l’environnement où elles habitent. Les outils et les moyens de transport, comme les traîneaux à chiens, les raquettes et les canots d’écorce, qu’utilisent les Amérindiens, diffèrent également d’un endroit à l’autre selon les conditions climatiques ambiantes.

Le « territoire » était un endroit où les animaux et l’esprit des animaux vivaient de manière distincte et indépendante. Les arbres, les pierres et les rivières, pouvaient posséder des qualités personnelles et il était possible d’établir un lien social avec chacun. Nul ne pouvait posséder ou vendre un droit de la possession exclusive de ces êtres pas plus qu’il ne pouvait vendre ou avoir la propriété de sa propre mère !

Source : L’apparition des premières nations

Informations et inscription

Détail de la session

Le chœur virtuel est ouvert à tous, choriste expérimenté ou débutant, quel que soit votre lieu ou un pays de résidence. 

Planning de la session

Préparation et enregistrement en ligne  du 2 au 11 juin 2023

Ouverture des inscriptions

20 mai 2023

Vous avez des questions ? Vous souhaitez être informé(e) ou notifié(e) ? Cliquez sur le bouton en bas de la page.

Attention, le Chœur virtuel n’est en aucun cas comparable à la préparation d’une pièce lors d’une répétition en présentiel. Nous proposons une expérience différente qui peut être vécue depuis chez vous, quel que soit votre lieu ou pays de résidence.

Comment se déroule le chœur virtuel ?

Le discours prophétique du grand guerrier Lakota Seattle est un hommage aux Native American particulièrement d’actualité. L’histoire dira si le destin des Indiens d’Amérique annonce celui de l’ensemble des habitants de la planète réduits à la misère en assistant impuissants à la destruction de leur environnement, la confiscation de leur espace et de leurs ressources.

En proposant cette pièce, nous souhaitons donner à celles et ceux qui le souhaitent la possibilité de poser votre voix et un regard sur la pensée dite occidentale, sur celle des peuples premiers – notamment d’Amérique – et sur un mode de vie où terre, ciel, eau et êtres vivants sont intimement liés, sous la forme d’un projet inédit et stimulant regroupant des participants de plusieurs régions ou pays.

La technologie ouvre de nouvelles possibilités mais réaliser une répétition en visioconférence est encore impossible à mettre en œuvre pour la pratique du chant en groupe. En effet, la latence créée par les transmissions vidéos ne permet pas d’entendre les autres chanteurs, la musique ou la bande son, de façon synchronisée, sans parler du retour pour les choristes (monitoring) qui n’est absolument pas utilisable – la latence générant entre une demi-seconde et deux secondes de décalage entre les chanteurs.

Il est par contre possible de créer un chœur virtuel, c’est à dire de regrouper les prestations individuelles des chanteurs, plus exactement les enregistrements, puis d’effectuer le montage sous la forme d’un clip où chaque participant apparaît dans une vignette et à certains moments.

La préparation musicale est pour l’instant en français. Quant à la pièce, elle est également chantée en français.

Pour réaliser ce chœur virtuel, nous avons développé des outils d’apprentissage pour vous aider à chauffer votre voix, préparer musicalement le Gayatri mantra avec les conducteurs vidéo et effectuer les enregistrements. Tout est expliqué de manière simple et accessible à tous : il suffit de suivre les indications étape après étape, jusqu’à l’envoi des enregistrements.

Configuration de base : vous devez disposer d’une connexion internet (1), d’un ordinateur (portable ou fixe) muni d’une webcam (720p minimum), un smartphone ou une tablette (résolution 1080p minimum) et un casque audio – ou de simples écouteurs.

Configuration avancée : pour une meilleure qualité audio et vidéo, vous pouvez utiliser, en plus du matériel indiqué dans la configuration de base, un micro (USB ou XLR) ou un enregistreur numérique, ainsi qu’une webcam HD/4K ou une caméra (HD /4K).

1) Une grande partie de la population n’ayant pas forcément accès à l’internet à très haut débit, nous avons fait en sorte que les conducteurs vidéo requièrent peu de bande passante. Les flux vidéo ne nécessitent donc pas une connexion à très haut débit.

Bien sûr ! Chaque participant recevra une invitation pour la 1ère diffusion en ligne de l’œuvre finale. La date de la diffusion sera communiquée par mail à tous les participants dès la fin de la postproduction du projet.

Produire un chœur virtuel est un travail de longue haleine, même pour la réalisation d’une pièce de courte durée. Car derrière la composition de la pièce, la préparation des outils d’apprentissage, des conducteurs vidéo et l’ensemble de la postproduction, il y a une équipe engagée pour que chaque participant puisse vivre la meilleure expérience. La participation n’est donc pas gratuite mais le montant n’est pas un frein à votre participation.

Avoir une connaissance du solfège et du chant vous permettra de gagner de temps. Nous avons néanmoins fait en sorte que les supports pédagogiques et les conducteurs vidéo soient accessibles à tous, quel que soit le niveau – une première répartition des voix et des passages à chanter est effectuée en fonction des indications données par le participant sur le formulaire d’inscription.

Oui, nous souhaitons mettre en valeur les participants ayant des qualités vocales indéniables et/ou répondant à l’esthétique musicale recherchée. Pour intégrer le petit groupe ou chanter un passage  solo, il suffit de cocher la case correspondante sur le formulaire d’inscription, en joignant un extrait audio d’un enregistrement de votre voix.

Les problèmes techniques étant indissociables de l’informatique, nous avons mis en place une assistance pour répondre à vos questions, résoudre les éventuels dysfonctionnements que vous pourriez rencontrer et éviter que la technologie ne soit un obstacle à votre participation.

Il est difficile de répondre précisément à cette question car le temps de préparation et d’intégration sera différent d’une personne à l’autre. La préparation musicale du chœur virtuel se déroulant sur une période de quelques jours seulement, il est en tout cas nécessaire de répéter votre voix chaque jour afin d’être prêt pour l’enregistrement.

C’est très simple. cliquez sur le bouton « Je souhaite participer au chœur virtuel » ou sur l’onglet « S’inscrire ». Remplissez le formulaire d’inscription, sélectionnez le mode de règlement puis effectuez votre paiement. Vous recevrez un mail de confirmation avec votre facture et les codes d’accès à votre espace personnel.

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